JACKIE MOONTAN

Jackie Moontan est autant poétique qu’absurde, à l’image d’un coup de soleil sous la lune. Naïf et désarmant dans son sentimentalisme et d’une lucidité presque accidentelle, il navigue à travers les rues et les appartements, les vies des gens.

Enrobé de sonorités pop brodées de funk ou de disco, Jackie se pare d’un costume venu tout droit des années 80s caressant le kitsch, sauvé par l’amour de l’auto-dérision. Observateur discret mais crooner fabuleux, il relate avec tendresse les histoires qui l’entourent et qui se lient dans un grand tout chamarré.

L’EP s’appelle ‘Zoo’ — et dans cette étrange galerie de portraits d’humains et d’animaux, Jackie Moontan incarne le caméléon, changeant de peau pour mieux s’infiltrer.

On y retrouve des nappes épaisses de synthétiseur, de la basse au doigté funk endiablé et onctueuse comme de la crème et des boîtes à rythmes de ces fameuses années où l’excès était à son paroxysme.

Et bien sûr il y a la voix de Jackie Moontan, parfois enjouée, parfois criarde et parfois  encore, sensuelle et pleine d’une confiance de bourreau des coeurs.